Vous avez dit gratuit ?

 

          Il y a un siècle, il n'y avait rien de gratuit, sauf peut-être les soins donnés dans les dispensaires par  les religieuses. Pourtant, alors que les pauvres étaient plus nombreux qu'aujourd'hui, l'idée de gratuité ne venait à personne

          Petit à petit, sous  couvert de progrès social, d'égalité, de fraternité, on en est venu à aider, subventionner, créer des régimes spéciaux pour telle ou telle catégorie de population, à exonérer, bref à faire de la discrimination soit disant positive. Or le niveau de vie n'a jamais été aussi élevé qu'actuellement dans le monde ; on ne comprend donc pas pourquoi cette frénésie d'assistance.
 

          Le fin du fin de toutes ces aides est la gratuité. Elle est venue tellement à la mode que même les commerçants s'y sont engouffrés. « Un exemplaire acheté, un autre offert ». « Un échantillon gratuit en prévision d'autres achats». Autres slogans du même genre « satisfait ou remboursé ». Même un  président de la république récent a eu cette réplique magnifique « Cela ne coûte rien, c'est l’État qui paie ».

On en redemande donc ! Les politiciens ne sont pas en reste d'ailleurs, puisqu'ils ont presque tous des projets de gratuité dans leurs programmes ( les transports en commun pour certains, les soins pour d'autres,  ou encore le loyer...)

 

          L'effet pervers de la gratuité est pourtant bien connu. Premier exemple : en Union Soviétique il y avait beaucoup de services gratuits (ou peu chers) ; on sait où cela a mené : à la misère généralisée,...sauf pour la nomenklatura. Second  exemple : l'internet actuel, dont seul l'accès est payant, l'utilisation étant gratuite 24 heures sur 24. En fait la gratuité est payée par les publicités qui envahissent l'écran,...  à un point tel que les plus grandes fortunes actuelles sont celles des GAFA et compagnie.

 

   Résumons nous :

 

    1.la vraie gratuité n'existe que dans les actes individuels où l'on donne vraiment (à qui l'on veut) son argent, son temps, ou son travail.

    2.la gratuité n'est pas un moyen de lutte contre la pauvreté.

    3.la gratuité est un système mensonger destiné à endormir le peuple, sinon à le tromper.

    4.derrière la gratuité il y a toujours un payeur. Ce payeur qui n'est même pas consulté est toujours le même. Il fait partie de cette classe moyenne, jamais exonérée, toujours touchée par les augmentations de contributions. Ceux qui la constituent  n'ont qu'un tort, celui d'avoir essayé d'augmenter leur niveau de vie en travaillant plus que les autres. Ceux là sont les dindons permanents de la farce. Ils sont spoliés. En ce sens on peut dire :

 

la gratuité c'est du vol