Situation de l'école Nelson Mandela

Des points très préoccupants ont été constatés concernant les locaux de l’école Nelson Mandela, notamment en matière de sécurité des enfants et des personnels et d’autre part sur l’insalubrité des espaces réservés aux enfants.

NOUS ESTIMONS, EN L’ETAT QUE LE PRINCIPE DE PRECAUTION DOIT, POUR CET ETABLISSEMENT RECEVANT LES ELEVES, LES PARENTS ET LES ENSEIGNANTS, ETRE APPLIQUE SANS DELAI.

         En effet, il ressort qu’il n’est pas contestable qu’une odeur persistante de moisi et d’humidité nécessite depuis plus d’un an la ventilation quotidienne des espaces dédiés aux enfants. Pas plus, qu’il ne peut être contredit qu’il résulte d’un tel environnement, que des membres du personnel sont aujourd’hui sous traitement médical et que l’absentéisme répété des élèves et enseignants pour des symptômes de maladies des voies respiratoires devient inquiétant.

         D’autre part, Il a été récemment constaté que la température ambiante dans les salles de classe n’est pas stabilisée et que le relevé dans le dortoir est de 16°.

- Nos enfants sont-ils en sécurité, alors que moisissures et champignons dont la présence sous les planchers est fort probable, risquent de gagner les cloisons et contaminer durablement les salles de classe ?

- Nos enfants sont-ils en sécurité,alors que le bâtiment construit en bois ne répond pas à toutes les règles de sécurité incendie inhérentes à ce type de construction (ex: présence de canisses sur les toits) ?

         Après la lettre du maire adressée aux parents d'élèves le17 octobre dernier, l'inquiétude subsiste et les informations sont rares, et amènent à se poser des questions.

- Toutes les mesures annoncées ont-elles été prises ?

- Qu'a t-on trouvé dans l'analyse des anciens filtres ?

- Pourquoi ce silence sur les opérations en cours. Que nous cache t-on ?

         Deux mois après les annonces faites, les parents d’élèves et les habitants de Juvignac attendent des résultats, et veulent savoir qui est responsable de quoi ?

Nelson Mandela, 

école au goût amer

Bref rappel chronologique :

Pour ceux qui n'auraient pas suivi le feuilleton de l'école de près, ou pour les nouveaux arrivants, il est bon de faire un rapide historique :

  •      2014 : L'équipe municipale qui se met en place après avoir remporté d'une courte tête l'élection décide, dans la foulée, de renvoyer l'ascenseur :  elle reprend à son compte, en guise de remerciement, la priorité n°1 de la liste qui s'est sabordée au deuxième tour. 

Cette priorité était la construction d'une école. Dans l'improvisation, on décide d'un terrain, et d'un type de construction. Idéologie oblige, ce sera une école en bois, construite sur un terrain servant jusque là d'éponge en cas de fortes pluies.

  •      2015 : Les diverses modalités à remplir, la recherche du financement, et divers contretemps provoquent un retard d'un an.

  •      2016 : des plots en béton sont coulés, dépassant à peine du sol. Ils supporteront tels quels les caissons en bois qui seront assemblés sur place (un caisson = une classe).

  •      2017 : Un habillage extérieur commun permet de masquer l'effet modulable de l'ensemble. Lors de l'inauguration en 2017, on vante les mérites de cette construction, qui a reçu le label d'or de l'écologie. L'ouverture a lieu en septembre malgré les réserves de la commission de sécurité.

  •      2018 : Ce qui devait arriver arriva : les salles sentent rapidement le moisi. Il faut ventiler systématiquement chaque jour avant les cours. L'informatique soufre, et les poumons aussi.

 

Les mises en garde répétées de l'association Agir pour Juvignac :

Une école n'est pas un lieu de loisirs, ou de vacances. Une école n'est pas un chalet. Comme tout bâtiment public, elle doit être construite en dur, pour durer, et demander ensuite un minimum d'entretien pour ne pas plomber les finances publiques. 

Accueillant des enfants, elle doit aussi être irréprochable en matière  d'hygiène et de sécurité.

 

Dans la  rubrique « actualités » du site internet de l'association, de nombreuses remarques ont été faites à ce sujet depuis 2016. Citons notamment les rubriques de :

  • novembre 2016 : « A quoi ressemblera cette école dans 10 ans ? »

  • mars 2017 : « Le terrain de la future école Mandela a fait l'objet récemment d'un ruissellement important, alors que les pluies n'ont pas été très fortes. A t-on bien pris les mesures nécessaires dans ce domaine pour éviter les désagréments liés aux intempéries ? ». La réponse est maintenant évidente : c'est non.

  • Été 2017 : « A t-on bien mesuré le coût important de l'entretien de tels bâtiments aux fondations incertaines et à l'habillage artificiel ? »

 

Quelles conséquences :

Maintenant que le mal est fait, il n'y a plus qu'à trouver des solutions. C'est ainsi qu'on met en place un comité, qu'on se renseigne auprès des services d'hygiène et de santé, qu'on change les filtres, qu'on crée une nouvelle ventilation, qu'on essaie de nettoyer les gaines inaccessibles du  pseudo vide sanitaire. Mais à quel prix ?  A quel prix enlever les moisissures qui n'ont pas manqué de s'installer sous les planchers. A quel prix combattre la capillarité qui va faire remonter l'eau dans l'ossature bois et dans les habillages ? Faudra t-il démonter les caissons un par un pour voir ce qui se passe en dessous ? L'école n'a guère plus d'un an d'existence et on voit déjà se profiler une suite récurrente de frais d'entretien.

 

Contribuables juvignacois, l'école Mandela vous a déjà coûté cher  (souvenez vous de l'augmentation de l'impôt de 25% en 2015). Vous n'en avez pas vu le bout.

 

                                                                                                                              Juvinius